Ici la liste de tous les rêves qui nous sont arrivés de Roumanie...
Je vois souvent dans mes rêves mes grands- parents que j’aurais aimé connaître. C’est un de mes rêves préférés. Un autre beau rêve c’est celui où je vole en dansant vers le ciel bleu.
(VLADINA JITARU, 7 ans)
Je désire que tous les malades de la planète quérissent.
(ALEXANDRU CURCUDEL, 8 ans)
Je voudrais devenir une grande danseuse, conquérir le public et lui offrir des moments inoubliables.
(DIANA BUGA,10 ans)
Je voudrais que mon grand-père soit encore vivant, que mon enfance ne finisse jamais et que les chiens vagabonds aient, eux aussi, une maison.
(RUXANDRA, 11 ans)
Mon plus grand rêve serait que mon enfance ne finisse jamais, car j’aimerais être toujours un enfant innocent et heureux.
(ANDREEA GHERMAN, 11 ans)
Mon plus grand rêve est de pouvoir donner aux aveugles la lumière, pour qu’ils voient les visages de leurs mères pleines d’amour et la tristesse dans les yeux de leurs pères. Pour les sourds-muets, je voudrais qu’ils puissent dire à leurs parents des paroles d’amour et de confiance.
C’est un désir inaccompli, malheureusement.
(DENISA CHIRIAC, 11 ans)
Mon plus beau rêve c’est que les personnes handicapées deviennent normales, qu’elles guérissent et ne souffrent plus.
Ce serait une vraie merveille!
(IOANA MIRUNA ANCUŢA)
Je voudrais être trés intelligent, pour pouvoir piloter un avion, pour connaître, de la sorte, le monde entier, pour voir des villes , pour rencontrer des gens.
Le 22 mai j’aurai 11 ans.
(ALIN, 11 ans)
Mon rêve ne peut pas s’accomplir. Je voudrais que ma mère soit tout près de moi et qu’elle me soutienne. Mais je sais qu’elle veille sur moi, là, dans les cieux et qu’elle prie pour moi.
(LAURENTIU DARCA, 15 ans)
Je voudrais devenir psychologue, pour pouvoir aider les handicapés (et non seulement) qui ont perdu la confiance en eux-mêmes et la force de lutter.
(IOLANDA AMALIA HIMINCIUC, 15 ans)
Mon rêve d’enfance est de devenir pilote. Au fil des années, ce rêve devient plus intensif. C’est mon désir le plus grand de pouvoir, de la sorte, être utile aux gens de mon pays. C’est un métier qui exige beaucoup de courage. Moi, je suis un être très fort et je pense que je pourrais faire ce métier, même si je suis consciente qu’il faut beaucoup travailler pour réussir. Mais, quand on désire quelque chose de tout coeur, on peut franchir les obstacles les plus grands pour accomplir son rêve.
(IONELA SAVOIU, 15 ans)
Si j’étais aveugle, mon plus beau rêve serait de connaître le monde avec des yeux grands ouverts, de la goûter des yeux, de rire avec les yeux.
Si j’étais sourde, mon plus beau rêve aurait des sons insolits, merveilleux, des sons de printemps, de mer et de nostalgie.
Si j’étais muette, dans mon plus beau rêve je chanterais comme une hirondelle et je crierais aux quatre coins du monde mon bonheur d’exister.
Si j’étais sans mains, sans pieds, dans mon beau rêve j’aurais des ailes d’anges et je volerais parmi les étoiles.
Mais, j’ai de bons yeux, j’entends avec mes oreilles tous les sons qu’un humain peut entendre et j’utilise pleinement ma voix.
J’ai des pieds assez bons pour courir les mers et les montagnes et des mains assez agiles et fortes pour pouvoir embrasser les enfants et les fleurs.
Alors, mon plus beau rêve serait de voir toujours plus avec le coeur, d’entendre ce qui ne peut pas être entendu, d’exprimer avec ma bouche l’inexprimable et d’embrasser avec mes bras l’humanité entière.
(LUCIA ENIU, 47 ans)
La parole est l’arme la plus abominable de toutes les armes de la Terre. La blessure qu’elle provoque ne trouve pas d’apaisement. La parole donne naissance aux guerres, elle détruit les bonheurs, en apportant des humiliations, du désespoir, des larmes...
La parole est la force la plus grande de la Terre. Elle crée, anime, apporte la guérison, l’espoir, la paix, la réconciliation, le bonheur, les sourires, la caresse...
Dans mon plus beau rêve, j’ai toujours la parole juste qui guérit les âmes blessées, caresse les souffrances des impuissants, apporte le sourire sur le visage des tristes humains et l’espoir dans le coeur des gens désespérés.
(pretre orthodoxe CEZAR GORUN NESDVADBA, 40 ans)
Je me réveille dans le monde des rêves (continuité illogique ou logique , toutefois, du vécu et de la sensation !)...la lumière est parfaite , pareille à un grand soleil d’une belle journée de printemps...
...c’est ici et maintenant que je respire la liberté pour accomplir tout ce qui nous fait plaisir, sans contrôle, sans condition, sans rigidité...
...c’est ici que je rencontre tous ceux que j’aime...heureux dans leur dignité, leur satisfaction et leur bonheur...les rapports sont intensifs et sereins (la distance n’existe plus ;les impedimenta ne peuvent plus contraindre...les gens sont libérés de la soumission ou de l’ “orgueuil” basé sur un ordre correspondant à leur besoin d ”être“ pour survivre)...
...c’est ici que la société humaine est au service de tous ; la justice est généreuse avec n’importe qui ; la générosité est la justice même ; la vérité et la faute sont comprises et acceptées par tous au même instant ; les humains ont oublié ce qui signifie être méchant et ils n’ont plus de raison pour recourir à de tels sentiments négatifs ; une fois pour toutes, on a réussi à éliminer l’infame « mors tua vita mea « (ta mort c’est ma vie)...
...c’est ici que la fois a été remplacée par la contemplation et par l’accessibilité de ce qui satisfait pleinement l’humain ;...c’est ici que le sentiment de culpabilité a été détruit par le pardon...parce que l’on sait que, dans 99% des cas, les gens ne sont pas toujours pleinement conscients de leurs actes...
...un rêve que j’aimerai continuer...mais aussi une inspiration pour construire la réalité désirée...
( ANTONIO ELCIO ALEIXO, pretre catholique au Monastere Cavanis, Paşcani, 46 ans)
Mon plus beau rêve est une mosaïque de rêves que, au fil de ma vie, j'ai construite de mes larmes, de mes regrets, de mes impuissances... Chaque facette de ce crystal reflète une blessure de mon âme doublée de l'espoir que les choses peuvent et seront changées.
Je rêve d'un monde où les gens ne soient pas considérés selon leur apparence physique uniquement et que leur richesse spirituelle soit privilégiée...
Je rêve d'un monde ou nous ayons la sagesse d'apprendre le rythme de la vie a l'instar de la fleur de cerisier, avec modestie, acceptation et courage...
Je rêve d'un monde sans discriminations sur des critères extérieurs à notre volonté et nos forces...
Je rêve d'un lieu ou la sensibilité, la soif de beau, de poésie, de musique ne soient pas perçus comme des faiblesses qui porteraient atteinte au bien-être immédiat...
J' imagine un temps où le mendiant implore un brin de mon sourire et non de mon pain...
Je sais que mon rêve existe déjà dans la pierre informe de chacun. Il ne reste que le sculpteur apparaisse. Ce serait n'importe qui. Moi, peut-être?
(CAMELIA NEAŢĂ, 53 ans)